Les Chiens de Pripyat tome 2 : Les enfants de l'atome
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 10 Janvier 2018
Résumé | Test Complet | Images
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Genre :
Bande dessinée
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Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Redaction


8/10

Scénario : Aurélien Ducoudray 
Dessin : Christophe Alliel 
Couleurs : Magali Paillat

26 avril 1986. Le ciel semble brûler dans la République socialiste soviétique d'Ukraine en URSS. La centrale nucléaire de Tchernobyl a été touchée par une série d'explosions, suite à l'augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur numéro 4 conduisant à la fusion du cœur. Cela a entraîné le craquage de l'eau des circuits de refroidissement conduisant par la suite à une explosion et la libération d'importantes quantités d’éléments radioactifs dans l’atmosphère. L'environnement est contaminé dans un rayon de plus de 200 km et les villages doivent être évacués dans l'urgence, avant que la population ne soit affectée par les radiations. Les chasseurs sont chargés d'éliminer les animaux touchés par les retombées radioactives, et d'empêcher la faune de rejoindre la civilisation. Les autorités décident de payer trente roubles par animal tué, aussi des anciens militaires acceptent de pénétrer dans la zone interdite. Ils n'en sortiront certainement pas tous indemnes, du fait des irradiations ou contaminations. Cet ouvrage nous permet de suivre une bande de mercenaires qui rencontre des survivants bien décidés à ne pas quitter leur terre natale. Parmi eux, nous retrouvons le père de Kolia qui est toujours à la recherche de son fils pour lui faire quitter les lieux au plus vite.

Le scénario d'Aurélien Ducoudray s'attèle à décrire les relations humaines dans un pays au bord de l'explosion. Malgré les conditions hostiles, pour ne pas dire mortelles, difficile de quitter son chez soi. Et comme c'est souvent le cas dans ce climat apocalyptique, les plus bas instincts de l'homme ne tardent pas à se manifester. Ensuite, la dimension religieuse entre en scène, avec l'évocation de Saint Christophe. Dans la religion orthodoxe, le saint est représenté avec une tête de chien, toute une symbolique lorsque l'on sait que ce sont les premières victimes des mercenaires dans la lande irradiée. Ces protagonistes sont pour la plupart rustres et très difficilement empathiques. Seule la destinée d'un jeune garçon semble synonyme de lumière : Attiré par des bruits provenant d'une église, Kolia découvre une bande d'enfants vivants dans les sous-sols de la ville. Surnommés "les enfants de l'atome", ils décident de retourner à la surface pour s'amuser et se baigner. Sauf que la piscine en question n'est autre que la bassin servant à refroidir la centrale nucléaire de Tchernobyl, ce qui explique les difformités dont sont victimes les enfants. Pourtant, certains chasseurs pensent que ces enfants pourraient avoir une valeur marchande importante et ils n'hésiteront pas à les enlever. Le deuxième volume est ainsi encore plus sombre que son prédécesseur, et il est difficile de prévoir qui en sortira indemnes ou non. Le dessin semi-réaliste de Christophe Alliel s'avère parfaitement adapté au récit, avec un trait fin et dynamique. Seules certaines mutations affectant les ukrainiens semblent un peu trop extrêmes et sortis d'un film d'épouvante.

VERDICT

-

Les Chiens de Prypiat est un diptyque qui restitue bien le climat délétère causée par l'explosion de la centrale, et qui nous plonge dans des faits méconnus de l'histoire, l'embauche d'anciens soldats pour éliminer les animaux dans la zone contaminée puis la découverte des conditions de vie des enfants de l'atome. Le début du récit se révèle très réaliste, la suite beaucoup moins avec une tournure fantastique évidente et un dénouement forcément violent.

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