Assassin's Creed : The Ezio Collection
Plate-forme : PlayStation 4 - Xbox One
Date de sortie : 17 Novembre 2016
Résumé | Test Complet
Editeur :
Développeur :
Genre :
Action/Aventure
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Redaction


8/10

Si la série Assassin's Creed est absente cette année sur consoles, Ubisoft nous présente une trilogie des anciens épisodes consacrés à Ezio Auditore.

Florence, 1476 après J.C.

Assassin's Creed II prend place au cœur de la Renaissance Italienne. Nous y incarnons un autre ancêtre de Desmond Miles, Ezio Auditore, un jeune homme assez étonnant. En effet, lorsque la partie débute, Ezio n'est absolument pas un assassin de talent, mais plutôt un coureur de jupons. Sous l'effet d'une terrifiante conspiration (et animé par la soif de vengeance), Ezio va se transformer en tueur, dont on pourra découvrir tous les mouvements grâce à un long tutoriel scénarisé, posant les bases de l'aventure. Afin de mettre un terme aux hostilités, le personnage s'attaquera à l'ennemi et comme le Prince de Perse en son temps, il devra éviter les mécanismes piégeux qui traînent dans les niveaux, se montrer discret pour éviter les gardes, et également résoudre quelques énigmes pour débloquer la route. Il faut donc utiliser son environnement pour progresser dans l'aventure et en priorité trouver le lieu d'observation de votre prochaine mission.

La plupart du temps vous devrez trouver une personne et la faire parler, ou bien au contraire, la suivre discrètement. Quelquefois, il faudra par contre les tuer tout simplement. Mais comme généralement, un charmant comité d'accueil n'est jamais loin, il faudra vite fuir pour éviter les gardes. La liberté de déplacement est quasi totale, et les environnements plutôt grands, il ne devrait donc pas être compliqué de jouer au jeu du chat et la souris. Cependant comme GTA en son temps, tous les quartiers des villes ne sont pas accessibles d'emblée, et pour pouvoir avancer, il faudra souvent remplir des missions annexes, le moyen de gagner de l'argent et de faire évoluer le personnage. L'ennemi se montrera parfois résistant et il faudra faire des pirouettes tel un Solid Snake remastérisé, pour éviter les coups. Nonobstant, les affrontements sont heureusement possibles, et le gameplay a fait des progrès depuis le premier opus, permettant un peu plus de folie. Et une fois lâché sur les canaux de Venise, Ezio montrera tout son talent ...

Rome, 24 ans plus tard.

Pour la première fois dans la saga, Assassin's Creed Brotherhood se déroulait avec le personnage que son prédécesseur, dans une suite directe. Nous sommes à présent en 1499, dans les sous-sols du Vatican, où Ezio est encore bouleversé par sa rencontre avec Minerve. Il décide alors de fuir la ville avec son oncle Mario, en compagnie de la fameuse pomme d'Eden. En janvier 1500, Ezio se rend dans sa résidence de Monteriggioni, où il entend profiter d'un repos bien mérité. Hélas pour lui, la famille Borgia est décidé de mener à bien sa vengeance, obligeant Ezio à sortir de sa retraite. La ville de Rome est menacée et Ezio décide donc de gagner la capitale italienne. Victime d'une chute de cheval, le personnage laisse alors sa place pendant quelques instants à Desmond Miles, son descendant. Cette virée dans le présent sera l'occasion de mieux comprendre les forces en présence, et ce qui s'est passé en plein coeur de la Renaissance Italienne. Désormais à Monteriggini, Desmond repart dans l'Animus, pour retrouver son ancêtre, et sauver la ville de Rome.

Quel sera votre objectif ? Tout simplement prendre le contrôle des lieux. Pour cela, il faudra aider les habitants dans leurs tâches quotidiennes, restaurer des monuments ou des échoppes, ou encore détruire les tours des Borgia, des sortes de postes frontières contrôlant les différents quartiers de la ville. Naturellement, il faudra toujours se déplacer dans l'ombre, le mieux étant d'ailleurs de restaurer au plus vite les tunnels souterrains, et une grande nouveauté de cette épisode vient du fait qu'il sera possible de recruter des citoyens pour en faire des alliés et même de les former pour devenir des assassins. Le système de combat demeure pour sa part très conservateur, et seuls quelques nouveaux mouvements sont disponibles. On naviguera donc en terrain connu.

Constantinople, 1511.

Assassin's Creed Revelations  prend place douze ans après les évènements décrits dans le volet Brotherhood. Nous sommes à présent en 1511,  où le légendaire maître assassin marche sur les traces de son ancêtre Altaïr. Son périple le conduira à Constantinople, le cœur de l’Empire ottoman, où une armée de Templiers menace de déstabiliser la région. Un des nouveautés de cet épisode vient du fait qu'il sera possible d'utiliser des tyroliennes pour avancer plus rapidement d'un lieu à l'autre. On pourra également profiter de bombes et même de les personnaliser. Le système de combat demeure pour sa part identique au précédents opus, on pourra par contre regretter une relative absence de Desmond Miles, le descendant d'Ezio. Toujours piégé dans l'Animus, il ne se manifestera qu'à l'occasion de quelques séquences dans une sorte de monde virtuelle façon Matrix, permettant de débloquer des souvenirs du passé. Ezio lui aussi devra faire face à certains fantômes méconnus ...

The Ezio Auditore Collection.

Cette mouture disponible sur PS4 et Xbox One réunit donc sur un unique Blu-Ray les trois épisodes dédiés à Ezio. Il faut noter que l'intégralité des contenus téléchargeables sont présents, mais que les modes multijoueurs d'origine ont néanmoins disparu. En lieu et place, vous retrouvez les court-métrages Assassin's Creed Lineage dont l'intrigue se déroule juste avant la trilogie, ainsi que Assassin's Creed Embers qui lui débute après l'épisode Revelations. D'un point de vue technique, les trois jeux tournent désormais en 1080p et 60fps constants. Adaptés par le studio Virtuos, déjà à l'ouvrage sur Batman Return to Arkham ou encore Final Fantasy X/X-2 HD Remastered, ils offrent un visuel lissé et plus fin (notamment Assassin's Creed II), notamment des jeux de lumières beaucoup plus crédibles que par le passé. Cependant, le rendu est forcément très en deçà du jeu Assassin's Creed Syndicate paru l'an dernier sur consoles, sans compter que la mécanique accuse quelque peu son âge et que les bugs d'affichage d'antan n'ont pas été corrigés.

Les nouveaux venus apprécieront le travail historique très complet, puisque Ezio rencontrera de multiples figures de la Renaissance tels que Léonard de Vinci, Machiavel ou bien Laurent de Médicis. Les contrôles restent excellents et aisés. Les différentes armes à collecter ainsi que les compétences spéciales, renforcent le gameplay. Avec trois opus, The Ezio Collection propose une durée de vie de plus de quarante heures,. Au point de vue sonore enfin, vous retrouvez des thèmes très agréables lors de la partie. Les bruitages sont quand à eux convaincants à l'exception de certains qui sonnent creux. Le doublage en Français reste de qualité (tout comme les sous-titres). Bien sur, il est possible de jouer sur PS Vita via la fonctionnalité Remote Play.

VERDICT

-

Assassin's Creed : The Ezio Collection propose de revivre les aventures du personnage Ezio Auditore, à travers une compilation des titres Assassin's Creed II, Assassin's Creed Brotherhood et Assassin's Creed Revelations. Une trilogie épique affichant des graphismes lissés, une très bonne durée de vie, et un dépaysement garanti. En revanche, si vous avez déjà terminé les jeux d'origine, les nouveautés demeurent assez peu nombreuses et le gameplay a quelque peu vieilli depuis les récents opus de la série.

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